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Ivohasina Razafimahefa : le TIM ne ferme pas la porte |
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16-04-2008 |
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Selon le secrétaire général Ivohasina Razafimahefa, le Tiako i Madagasikara n’entend pas répondre à la provocation des opposants à la veille de l’élection sénatoriale. Il affirme que le parti fort du pouvoir n’est pas contre le dialogue et accepte la collaboration mais à une certaine condition. Ce qui ne l’empêche pas de vouloir gagner haut la main l’élection sénatoriale.
Le TIM se concentre sur l’élection sénatoriale du 20 avril 2008. L’enjeu est très relatif puisque le parti présidentiel est déjà sûr à 100% de gagner six sièges dans autant de région où il n’a pas de concurrents. Ajoutés aux onze sénateurs désignés par le chef de l’Etat, cela fait dix-sept membres sur le trente-trois que comptera le futur Sénat.
Quoiqu’il en soit, le TIM affiche une volonté de gagner l’élection. Ses adversaires ne s’annoncent pas vaincus et essaient de convaincre les grands électeurs issus du parti présidentiel qui sont majoritaires dans presque toutes les régions. Pas question donc pour le bureau politique de laisser échapper un scrutin gagné d’avance sur le papier. Ce serait un désaveu que l’opposition ne manquerait pas d’exploiter.
Ivohasina Razafimahefa insiste sur « la politique du développement » prôné par son parti. « Nous, TIM, nous soutenons le pouvoir, nous aidons le peuple, nous travaillons », a-t-il déclaré. Celui qui est aussi ministre de l’Economie souhaite que les citoyens soient conscients de ce que fait le parti présidentiel pour eux.
Dans le camp du TIM, on affiche de bonnes intentions d’ouverture pour contrecarrer l’accusation d’hermétisme prononcée par l’opposition. « Nous, le parti TIM, ne fermons pas la porte, affirme Ivohasina Razafimahefa. Les idées sont faites pour être échangées ».
Ce dialogue ne se fera pas pourtant sur le terrain où le CRN, qui parle de transition, ou les politiciens comme Henri Lecacheur, qui espèrent un coup d’Etat par désobéissance civile, veulent le mener. Ivohasina Razafimahefa invite les opposants à émettre des critiques constructives – et « ne pas se contenter de faire du bruit » - s’ils veulent amener le TIM à la discussion.
Le Secrétaire général du TIM ne veut pas donner de l’importance sur les actes isolés ou des projets des opposants visant à renverser le pouvoir. « Il y a des lois », se contente de commenter Ivohasina Razafimahefa. Source : Aody. |