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Tiako i Madagasikara lance les sections au niveau des districts |
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23-06-2008 |
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La réorganisation du parti montre la volonté du nouveau bureau politique à être présent dans toutes les collectivités. Le TIM entreprend la mise en place de ses sections au niveau des districts. C’est à Arivonimamo dans la région de l’Itasy qu’a été lancé le premier « DisTim », si l’on se réfère aux autres appellations.
Le TIM a officiellement sa section au niveau d’Arivonimamo puis de Miarinarivo, le 21 juin dernier, les deux premières des 119 sections à mettre en place. Ce double événement donne des indices sur l’organisation du parti présidentiel et ses priorités au niveau des collectivités déconcentrés. Le DisTIM d’Arivonimamo comprend trois commissions : la première est chargée des affaires internes, la deuxième s’occupe des projets, et la troisième travaille pour l’émancipation des femmes et des jeunes membres du parti.
Retenu à une obligation liée à la célébration de la fête de l’Indépendance, le président du parti n’a assisté qu’à la deuxième cérémonie qui a eu lieu à Miarinarivo. Yvan Randriasandratriniony a rappelé que le TIM est un parti qui applique une politique de développement et non pas une politique politicienne. « Si nous n’acceptons pas de le faire, d’autres le feront à notre place, nous avons toujours œuvré pour le développement de notre pays et nous n’allons pas arrêter de le faire » a-t-il déclaré.
La stratégie du TIM est de recruter toujours plus de militants dont ceux qui sont à même de devenir de vrais acteurs du développement en occupant des postes à responsabilités. La réorganisation du parti permet de détecter des leaders locaux susceptibles de devenir des candidats pour les élections futures. Avec des élus potentiels formés à l’intérieur du parti, le recours au « parachutage » ne sera plus nécessaire.
Les sections au niveau des districts, des collectivités déconcentrées, remplaceraient en quelque sorte l’organisation du parti dans les corps de la fonction publique comme le TIM Fanabeazana dans l’Education nationale et le TIM Fahasalamana du ministère de la Santé. De plus les districts sont des circonscriptions électorales très importantes en particulier pour l’élection législative.
Le TIM va continuer à renouveler ses représentants dans les collectivités décentralisées que sont les régions et les communes, et aura une organisation dans les fokontany. Le parti au pouvoir accentue son avance vis-à-vis des autres formations politiques qui peinent à mettre en place un organigramme national. Les sections au niveau des six anciennes provinces ont du mal à être déployées en 22 sections régionales. Les partis politiques ont trois ans pour se réorganiser ou fusionner leur force. Si ce n’est pas fait, le TIM n’aura pas un adversaire à sa taille pour lui disputer la majorité. Source : Aody.mg |